Si vous avez de la famille au Canada, un fils, une fille ou même un petit-enfant, cette nouvelle va sans doute vous intéresser. Le gouvernement canadien vient encore de modifier les règles du super visa, ce fameux document qui permet aux parents et grands-parents de venir passer du temps auprès de leurs proches. Ces changements, annoncés le 20 mars 2026 par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), entreront officiellement en vigueur dès le 31 mars 2026. Et, bonne nouvelle, ils s’annoncent plutôt favorables aux familles.
Un programme qui ouvre grand les bras aux proches
En quelques mots, le super visa, c’est une sorte de billet longue durée pour le Canada. Il offre la possibilité aux parents et grands-parents de citoyens ou résidents permanents de rester jusqu’à deux ans consécutifs sans avoir besoin de renouveler leur visa. Contrairement au visa de visiteur classique, celui-ci est à entrées multiples et valable pendant dix ans. Pratique, oui, mais jusque-là, les exigences de revenu rendaient parfois les choses un peu compliquées.
L’enfant ou le petit-enfant qui héberge devait prouver, documents fiscaux à l’appui, qu’il gagnait suffisamment pour subvenir aux besoins de ses invités. Et, disons-le franchement, beaucoup de familles honnêtes se retrouvaient bloquées à cause de critères jugés trop rigides. C’est précisément ce que le gouvernement veut corriger.
Des règles de revenu revues et (un peu) assouplies
D’après le nouveau règlement d’IRCC, il y aura désormais deux façons de prouver qu’on a les moyens d’accueillir un parent ou un grand-parent au Canada. Les voici :
- Première option : L’hôte pourra désormais choisir entre ses deux dernières années d’imposition pour présenter ses revenus. Cela donne un peu de marge, si l’année précédente a été difficile (perte d’emploi, congé maternité, etc.), l’année d’avant pourra être utilisée.
- Deuxième option : Le revenu du ou des visiteurs pourra être ajouté à celui de l’hôte. Par exemple, un grand-père retraité qui perçoit une pension peut désormais « participer » à l’évaluation financière, comme une forme de contribution symbolique à son propre séjour.
Ces deux nouvelles méthodes s’appliqueront aux demandes déposées à partir du 31 mars 2026, mais aussi à celles déjà en cours. C’est une mesure que beaucoup qualifient déjà d’humanisée, car elle reconnaît la diversité des situations familiales et économiques.
Pourquoi le Canada opère ce virage maintenant ?
Le ministère le dit sans détour : il s’agit d’un rééquilibrage. Le Canada veut rester une terre ouverte, mais gérable. Après des années de forte immigration, Ottawa souhaite stabiliser le système sans pénaliser les familles qui veulent simplement être ensemble. Une phrase du communiqué résume bien l’esprit de cette réforme : « Nous savons que les familles sont plus fortes lorsqu’elles sont réunies. » Simple, mais porteur de sens.
Sur le fond, cette réforme répond aussi à une réalité économique. Beaucoup de foyers dépendent aujourd’hui de revenus combinés, de freelancing, de placements ou de pensions. Or, avant, tout ça ne rentrait pas forcément dans les calculs d’IRCC. En rendant ces revenus “éligibles”, le gouvernement reconnaît une réalité sociale plus nuancée.
Ce qui ne change pas
Il faut quand même le préciser (parce que certains détails comptent) : ces ajustements concernent uniquement le calcul du revenu familial. Les autres conditions du super visa, elles, restent inchangées :
- Le visiteur doit toujours avoir une assurance médicale privée valide couvrant toute la durée de son séjour.
- Un examen médical d’immigration reste obligatoire.
- Et bien sûr, la durée maximale du séjour demeure de deux ans à la fois.
En d’autres termes, le Canada ouvre une petite fenêtre de flexibilité, sans transformer le programme en porte grande ouverte.
Les nouvelles règles seront appliquées à toutes les demandes déposées ou en cours à compter du 31 mars 2026. Les familles devront fournir les documents fiscaux et preuves de revenu correspondants, avis de cotisation, bulletin de pension, relevés bancaires, etc. IRCC a précisé que les formulaires seront mis à jour et que le suivi en ligne des dossiers sera renforcé pour éviter les retards habituels.





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